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19/06/2012


       


Là maintenant, tu peux écouter Splendide Hasard de M. Berger
& je suis en train de lire Le Jardin Schizologique de Collectif
Polichinelle ©           
 
Sources cinéma : Allociné, IMDb, Wikipedia - Source littérature : Babelio, Wikipedia - Source musique : site des groupes

23/12/2014

B o î t e   a u x   l e t t r e s
(un commentaire pour s'inscrire)

23/10/2016


On prétend connaître le Cinéma, aimer ce qu'il nous donne à voir. On cro
it avoir tout vu – ou presque. On enchaîne les classiques avec l'idée inconsciente que c'est eux qui symbolisent le plus ce qu'Il est dans son entièreté. Nos visions sont carrées, cadrées, toujours les mêmes. On se permet de dénigrer certains genres commerciaux comparant avec d'autres plus artistiques ; ou inversement. On regarde, on apprécie, on analyse ; on finit par visionner comme des automates un peu détachés, on croit toujours ressentir, mais est-ce vraiment le cas ?
Un jour il y a une production différente qui se trouve coincée sur notre passage, quelque chose de réellement détaché, celle-là même qui sort totalement du cadre bien carré qu'on a l'habitude d'adopter et on ne comprend pas. Il y a des films qui parlent autrement, qui vont bouleverser ce qu'on connaît déjà – ce qu'on croyait connaître. Il vont nous parler à coup de sensations brutes avant de passer par la réflexion, et n'y passeront peut-être jamais. Ils vont éveiller des choses qu'on ne croyait pas pouvoir ressentir et vont nous laisser pantois devant notre écran. Peu importe que l'on aime ou non, il nous restera en mémoire parce qu'il a apporté quelque chose que les autres ont négligé : la nouveauté.
Alors viennent les réflexions vis-à-vis du film, vis-à-vis de nous-même. Qu'a-t-on vu ? Comment l'a-t-on accueilli ? Qu'était-ce donc que ce film ? Était-ce agréable ou non ; trop perturbant ? Finalement, ces pseudos-questionnements écartés, il n'en reste qu'un : en réalité, le Cinéma, qu'est-ce que c'est ?
Polichinelle      

"Une histoire peut vous laisser le souffle coupé ? Donc elle peut vous redonner le souffle si vous êtes mourrant." 07/09/2017



ZABOR ou LES PSAUMES


Fiche du livre : Écrivain : Kamel Daoud
                      Genre : philosophie, contemporain
                      Sortie : 2017
                      336 pages


Synopsis :

Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n'avait rien d'un enfant comme les autres. Il a grandi à l'écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d'une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s'est découvert un don : s'il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu'il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie.
Ce soir, c'est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d'un homme qui n'a pas su l'aimer ?


Mon  Avis :

C'est l'idée même de fond du roman qui m'a attirée dans Zabor. Repousser les frontières de la mort par l'écriture, ça a le mérite d'être novateur et vraiment intéressant, surtout pour les amoureux de textes, bien évidemment. C'est ce que je cherchais, dans cette rentrée littéraire, quelque chose qui change, quelque chose de différent.
Malheureusement, je ne l'ai sûrement pas lu au bon moment, le stress bien présent au quotidien, stress amenant avec lui son lot de fatigue, histoire de ne pas me faciliter la tâche lorsque je voulais me concentrer. J'avançais dans le livre en ayant conscience qu'il était grandiose sans parvenir à l'apprécier pleinement, en décrochant au bout de deux pages. Ma progression a dont été particulièrement lente et je sais d'ores et déjà que je relirai ce roman à un moment plus libre émotionnellement pour moi parce qu'il y a des millions de choses à saisir dans ces lignes et entre ces lignes.
 
Zabor est différent, il a ce don qu'il nous décrit au cours du roman dans son ensemble. En écrivant des histoires, il peut repousser la mort. Cela fait de lui quelqu'un de différent depuis son enfance, il le restera irrémédiablement. Montré du doigt, rejeté, parfois à peine respecté... on apprend à le connaître à travers ces pages, à travers son discours et on saisit petit à petit sa manière de voir le monde. Un personnage avec ce genre de don pourrait vite devenir insupportable, se ventant à tire-larigot, créant quelqu'un de fier et méprisant, mais l'auteur ne tombe pas dans ce piège et nous donne à voir un être d'une grande sensibilité et particulièrement attachant.
 
Son discours, quo tient finalement tout le livre, est emprunt de philosophie et de réflexions sur beaucoup de choses qui peuvent nous concerner plus ou moins (mais en fait, quand même pas mal). Il parle d'écriture et de livre, bien entendu, du pouvoir des mots, et pas seulement le pouvoir au sens imagé du terme, mais leur véritable pouvoir. Il parle également de liberté, de sexe et de solitude. Il parle de communauté, de famille, de haine et d'amour. Toutes ces notions sont exploitées d'une façon ou d'une autre, plus ou moins explicitement et dit comme ça, ça peut paraître assez commun, mais ça ne l'est pas. La forme du roman n'est pas commune et le traitement des thèmes suit le même chemin. C'est comme si on les redécouvrait touts les uns après les autres grâce à ce roman qui ne fait que mettre en avant les bienfaits de l'écriture.
 
C'est un livre qui parle de la mort et de sujets durs (la haine, le rejet) mais c'est également un livre que j'ai trouvé particulièrement doux autant dans l'écriture que dans la narration. C'est une sorte de conte, c'est beau et c'est plein de choses à retenir et sur lesquelles réfléchir. Zabor est un livre qui a coûté cher à mes maigres économies mais que je ne regrette pourtant pas d'avoir acquis. Je le recommande à tous ; même à moi-même, si un jour je venais à douter des bienfaits de l'écriture, il saura me rappeler combien c'est important. Parce que malgré tout les sujets qu'il évoque, ce roman est une véritable déclaration d'amour à l'écriture.

Tags : Zabor ou les Psaumes - Kamel Daoud - Livre - Rentrée Littéraire 2017

« Le ciel était dégagé et la nuit tombait à pic sur eux. Lorsqu’ils levaient la tête, la disposition des étoiles les étourdissait. » 09/12/2017


Tags : La Ville Fond - Quentin Leclerc - Livre

« Le Cosmos est mon campement. » 02/11/2017




LA HORDE DU CONTREVENT
I. LE COSMOS EST MON CAMPEMENT
 

Fiche : Genre : bande dessinée
           Sortie en Octobre 2017
           Scénariste & illustrateur : Eric Henninot
           D'après La Horde du Contrevent d'Alain Damasio (éditions La Volte)
           Édition Delcourt
           80 pages


Résumé :

Après une formation impitoyable, et alors qu'ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins. Leur mission : marcher d'ouest en est jusqu'à atteindre l'Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit. Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche ; derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l'avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer.


Et Polichinelle, elle en pense quoi ?...

Eh bien elle en pense qu'elle avait un peu peur, mais qu'elle était quand même folle d'impatience de voir cette BD dans sa bibliothèque. Tellement impatiente qu'elle a failli la pré-commander... puis non... puis elle a pris la décision d'attendre novembre pour l'acheter... et finalement, le 20 octobre (la BD sortait le 19) elle a couru à la Zone du Dehors (librairie Bordelaise... une fan de Damasio ne peut pas acheter une adaptation de la Horde du Contrevent dans une autre librairie de celle-ci) pour l'acquérir. De la faiblesse ? Hum... oui. Mais faiblesse assumée.

Tout le monde par ici connaît mon amour pour la Horde du Contrevent et mon admiration pour le travail de Damasio. Je sais que ce roman est énormément adapté artistiquement parlant (musique, théâtre...) mais j'avoue qu'en bande dessinée, j'avais très peur qu'on perde beaucoup de qualitatif... et de quantitatif aussi, d'ailleurs. Le roman de base est un monstre (réflexion, mise en page, philosophie...) je voyais mal comment un tel truc pouvait voir le jour sous forme de BD où l'esprit du livre ne reposerait plus forcément sur la qualité d'écriture mais plutôt sur l'illustration.

Répondons donc à la question que tout le monde se pose : eh bien oui, c'est bien adapté. Très honnêtement, Henninot est parvenu à conserver l'esprit de la Horde, une grande partie des faits également, tout en le mettant en images. Bien évidemment, c'est différent du livre, mais c'est franchement bien fichu. Le travail autour du texte est louable : même si le scénario est adapté (ce qui est obligatoire) il y a conservation de certains passages et de cet esprit poétique qui habite le roman. Niveau personnages, il y en a moins que dans le roman (mais quand même un nombre conséquent) et même chose, ils sont adaptés, mais ils restent très marqués caractériellement et c'est le principal. Au niveau des illustrations, elles dérangeront sûrement certains, je ne vais pas le cacher. J'ai eu un choc en voyant Caracole, par exemple, parce que je ne l'imaginais pas du tout de cette manière... mais en y réfléchissant, il a réussi à extirper l'âme volatile et atypique de Caracole et la coller dans ce corps illustré... et ça, c'est quand même dingue, non ? Je cite Caracole parce que c'est le personnage que je préfère et de loin, mais j'ai constaté pendant ma lecture que tous les personnages reflétaient vraiment le roman, et ça, c'est une grosse satisfaction.
Au niveau du scénario, comme je l'ai dit plus haut, c'est adapté, mais pas totalement différent non plus. Cela permet de renouveler un peu l'histoire et de ne pas sentir une redondance trop forte pour un gros lecteur de la Horde (comme moi, uhum...)

En résumé, moi qui sui fana du roman et qui ne suis absolument pas une lectrice de BD (oui, c'est un élément à prendre en compte) je trouve que Heninnot se défend bien avec cette première adaptation (je ne l'ai pas précisé, mais ce n'est que la première BD, donc seulement le début de la grande aventure de la horde). J'ai pris beaucoup de plaisir à me replonger dans cet univers via un autre médium. Ça change, c'est bien fait, c'est original et je garde l'espoir secret que par cette BD, la Horde du Contrevent va acquérir un autre lectorat. Peut-être que des férus de bande dessiné seront suffisamment intrigués pour acheter le roman, qui sait ?

Tags : La Horde du Contrevent - La Horde du Contrevent I Le Cosmos est mon Campement - Livre - BD - ALain Damasio - Eric Henninot - Éditions Delcourt

Quelques petites nouvelles au détour d'une rue... 30/09/2017

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Salut les copains !
J'espère que chacun d'entre vous se porte bien. Moi ça va. En fait non. Moi, ça va très très bien. Mais mon petit problème, c'est que je n'arrête pas deux minutes. Entre les cours, les amis, les travaux, les sorties... je n'ai plus beaucoup de temps pour lire, je ne vous parle même pas des films qui deviennent une denrée rare dans ma vie, et le blog demeure à l'abandon.
Pas de panique, je ne supprime rien, je n'arrête rien, mais il y a des choses qui restent en stand-by à durée indéterminée. Je vais donc publier moins... voire plus du tout pendant un certain temps, je vous avouerais que je n'en sais rien. Et puis je m'en fiche un peu, à vrai dire, ce blog est un passe-temps, pas une contrainte, c'est ainsi que je l'ai voulu et c'est ainsi qu'il perdurera ! Je risque de perdre mon titre prestigieux de blog source à cause de mes absences, mais... est-ce réellement important ? Je tenais à vous signaler tout ça, mais soyons d'accord : je reste dans le coin ! Vous pouvez toujours me contacter via le blog, mais aussi via Livraddict pour les lecteurs. Mon facebook personnel reste top secret, en revanche ma page texte vous est entièrement ouverte... bref, je ne disparais pas non plus, quoi !

Côté films, rien de nouveau sous le soleil. En fait, cela fait plusieurs mois que je n'ai pas regardé grand chose avec une totale abstinence en août et presque totale en septembre. Seul film vu, Interstellar... qui est du coup une re-vision. Un véritable plaisir malgré tout, ce film est une perle, je ne cesserai d'en vanter les mérites et vous encourager à le voir !
 
Niveau livre, grâce à un ami, je me suis replongée dans Les Chronique du Tueur de Roi de Patrick Rothfuss, dont le premier tome, Le Nom du Vent, m'avait enchantée lors de ma découverte il y a de cela plusieurs années. Je suis sur le point d'achever la première partie de La Peur du Sage et c'est un pur délice. J'espère avoir le temps de vous le chroniquer !

Et mes oreilles, alors ? Eh bien elles se complaisent dans l'écoute du dernier album d'Indochine. Autant le dire, cette rentrée a été riche musicalement parlant pour moi avec des nouveautés du côté de ce groupe, mais également de Calogero et Raphaël. Ces deux derniers ne m'ont pas transcendés, à mon plus grand dam, mais Indochine est de retour à mes yeux après deux albums peu convaincants pour moi, donc je suis absolument ravie. Pour la peine, je vous joints mon morceau préféré de 13, il s'agit de Song For a Dream (rien que le titre est superbe, voilà).



Sur ces bonnes paroles, je vous laisse et retourne à mes tâches plus ou moins sympathiques. Dans tous les cas, n'oubliez pas, ce n'est pas parce que je ne publie pas que je suis totalement absente : je consulte le blog tous les jours, donc je vois les commentaires, ce qui signifie que je garde contact héhé. À la prochaiiiine !

Tags : Hors-Série - Information - Indochine - La Peur du Sage - Le Nom du Vent - Interstellar - Livre - Musique - Film